du coût de ces installations qui sera égale aux dépenses dûment justifiées supportées par le concessionnaire pour l’établissement des ouvrages qui auront été exécutés pendant les dix dernières années de la concession […] ». C’est dire l’importance d’une étude systématique approfondie de tous les segments de la chaîne de production, traitement et distribution, et du contrôle des dépenses opérées par le délégataire, des sommes provisionnées et de leur affectation. C’est dire l’importance d’une procédure rigoureuse de fin de contrat !
Quant à la solution retenue (tubage interne dans le cylindre ancien en acier par assemblage d’éléments de diamètre inférieur, en acier inoxydable cette fois, soudés et descendus dans le forage), elle est sans doute moins coûteuse que la création à proximité d’un forage nouveau… mais qui nous garantit qu’elle était la meilleure ? C’est bien là un des problèmes de la délégation de service public qui a eu le vent en poupe dans les années passées : confiant à des spécialistes extérieurs leur système des Eaux, les collectivités ont au fil du temps perdu les connaissances techniques et les moyens de contrôle direct. Ce sera là un des enjeux d’une maîtrise communale du service de l’eau. Ce sera d’abord une difficulté … mais aussi à terme un atout : la connaissance directe par la collectivité des installations, des réseaux, des techniques à mettre en œuvre, et cela dans l’intérêt premier des usagers.
Enfin, ces observations sur les travaux à l’Ardillière ne sont qu’un aspect de la question à aborder désormais sans plus tarder : la préparation de l’après 2015
et des choix à opérer d’ici-là. Poursuivre selon l’un des divers modes
de délégation du service public à un opérateur privé (par affermage, en
concession, auprès d’une société dédiée…). Choisir comme tant d’autres
communes un des modes de régie directe de ce service ? Nous avons
souvent dit au Gamo, que au vu de
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l’expérience des autres communes, cette solution avait notre préférence.
Mais nous avons toujours dit que l’affaire était d’une telle importance que, même si en
dernier ressort c’est au conseil municipal de décider, c’était d’abord
aux Olivetains de se prononcer sur ce point selon les procédures référendaires
prévues.
Encore faut-il bien sûr que la consultation soit voulue par la municipalité : et cela, c’est un choix politique. Sinon, tous les propos sur la démocratie participative sonneront creux ! Encore faut-il préparer cette consultation par une information aussi large et précise que possible. L’association ICEO travaille sur ce point et a prévu des rencontres et des débats. Tant mieux ! Et nous nous réjouissons au Gamo de cette vie associative locale. Mais si ICEO finit par remplir de fait une sorte d’office de « DSC » (« Délégation de Service Citoyen ») c’est que la commune n’est pas encore elle-même officiellement le lieu de l’information, des débats et de la consultation. Or tout cela est du ressort de la municipalité… même si bien sûr, elle peut agir en concertation avec une association !
Nous sommes à trente mois de la fin du contrat en cours. A trente mois
d’une nouvelle ère pour l’Eau à Olivet. Trente mois… seulement ! Et
d’ici là il faut informer, consulter et décider sur le principe DSP/régie…
Il faut rassembler toutes les données le plus fiables sur l’état technique,
comptable et financier du service… Il faut redéfinir ses modalités de fonctionnement,
établir un cahier des charges, lancer (éventuellement) la procédure d’appel
d’offres ou alors procéder aux embauches, recrutements et formations nécessaires.
C’est un délai encore suffisant pour bien faire. Mais la municipalité aux commandes se doit de ne pas perdre de temps et de faire connaître ses projets sans plus tarder !
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