Au conseil municipal de février 2012…a été votée, à l’unanimité, la fin de la délégation à la société Veolia du service public de la production,
distribution et gestion de l’eau potable dans notre commune.
Fin de la délégation en 2015… comme l’a recommandé le Directeur régional
des finances publiques.
Fin de la délégation en 2015 soit 20 ans après la promulgation des lois
Sapin et Barnier comme l’a établi l’arrêt du conseil d’Etat de 2009.
Fin de la délégation en 2015 en conclusion d’une longue action menée depuis des années à Olivet dans le cadre d’une association aujourd’hui dissoute (l’ADULEO) puis selon une procédure engagée par le GAMO et deux conseillers municipaux, Pierre Plisson et Annick Flouret, procédure qui a suscité tant de sarcasmes et d’allégations mensongères de la part des majorités municipales qui se sont succédées…
Fin de la délégation en 2015… parce qu’il n’a pas échappé à la municipalité que c’est ce que souhaitait l’opinion olivetaine, sensible aux actions citoyennes menées par l’association ICEO.
Fin de la délégation en 2015 comme nous avons toujours dit, au Gamo, que c’était non seulement souhaitable, mais légal et possible !
Tout est donc arrangé ?... Pas vraiment !
Certes, un pas décisif a été fait : nos édiles ont fini par comprendre que leur méfiance obstinée envers l’arrêt du Conseil d’Etat était intenable et les études menées par l’association ICEO et ses experts montrant les failles dans l’exécution du contrat et l’approche biaisée des comptes ont dû finir par ébranler les certitudes majoritaires. Reste à savoir comment achever le contrat en cours et à décider de ce qui sera le mieux pour la commune et ses habitants.
Or, que voyons-nous ?
|
D’abord… nos factures, qui arrivent cette année bien plus tôt que d’habitude. (Tiens, pourquoi ? Notre société délégataire aurait-elle un besoin pressant de liquidités ?) Le prix de l’eau au mètre cube (pour une consommation type de 120 m3) a encore augmenté, de
2.7% en un an. Or tous les experts, ceux que la commune a mandatés et que les Olivetains ont payés comme ceux d’ICEO, disent que l’eau à Olivet est surfacturée. De l’ordre de 30%...
La municipalité, après avoir voté la caducité, laisserait les mains libres au délégataire sur les tarifs jusqu’à la fin du contrat ? On pourrait éviter de tels questionnements. L’information sur la négociation par la mairie de la fin du contrat devrait être donnée : aux conseillers municipaux (ça va de soi, non ?) comme aux Olivetains et à l’association ICEO. La commission municipale (à huis clos) du 5 juillet 2012 et le conseil municipal (public) du 20 juillet permettront-ils que l’opinion et les élus soient enfin éclairés ?
Ensuite, d’importants travaux ont été entrepris sur le forage de l’Ardillière car le colmatage partiel de portions des crépines au fil du temps et sous l’action des sels de Fer et de Manganèse nuisait à la capacité de pompage dans les zones les plus appropriées de la nappe. On s’en est aperçu en examinant les dysfonctionnements du pompage et par une exploration grâce à une caméra vidéo immergée. Le délégataire prend soin de cette installation, tant mieux ! Mais nous risquons d’être confrontés à
une nouvelle mauvaise surprise en un autre point du réseau. D’ici
2015, il faut connaître vraiment nos installations et l’état des « biens
de retour » qui appartiennent à la commune et que le concessionnaire
sera tenu (article 39) de remettre à la ville « en état normal de service ». L’article 37 du contrat (avenant 18) précise les conditions de reprise des installations en fin de concession : « Toutes les installations, captages, stations de pompage, canalisations, branchements, appareils de fontainerie et de robinetterie et, d’une manière générale, tous les ouvrages établis en conformité des dispositions des articles 5, 13 et 17 faisant partie de la concession, lui seront remis gratuitement et il ne sera attribué d’indemnité au concessionnaire que pour la portion |