EDITORIAL
Voici donc revenu le temps des vœux, des étrennes et des galettes !
Le Gamo souhaiterait volontiers que vienne aussi le temps de la paix et de la démocratie dans le monde, le temps des droits fondamentaux pour les hommes et les femmes et que finisse le temps des tempêtes financières et du renflouement par les Etats des économies mises à mal par les délires de la spéculation et l’irresponsabilité des banques…
Mais tout cela échappe largement aux compétences municipales !
En revanche, ce qui viendra, à coup sûr, dans quatre ans, et qui est de la responsabilité des élus c’est la fin de l’exécution du contrat de DSP (délégattion de Srvice Public) qui lie actuellement la commune et Veolia. Prédiction d’astrologue ? Caprice soudain de la municipalité ? Non, mais simple application de l’arrêt rendu en avril 2009 par le Conseil d’Etat au terme d’une procédure initiée par le GAMO et prolongée par l’obstinée et coûteuse contestation par Veolia et le Maire de l’arrêt de la Cour d’Appel administrative de Nantes.
Depuis Avril 2009, au lieu d’organiser, comme nous l’y engageons, une action d’évaluation de l’accomplissement par le délégataire de ses investissements et de ses obligations, au lieu de préparer par une action d’information et de discussion, la consultation des Olivétain sur le mode de gestion et de contrôle du service public de l’Eau qui leur semblerait le plus approprié… la majorité semble se satisfaire de discussions (dont nous ne savons pas grand chose) avec le délégataire et d’explications embrouillées en conseil municipal.
Alors, mettons les choses au point :
Le contrat prendra fin le 2 février 2015 sans aucune indemnité pour Veolia autre que celle résultant des investissements non amortis : le Maire et le délégataire finiront-ils par en donner un chiffrage vérifié et vérifiable ?
De ces éventuelles sommes doivent être déduits les montants nécessaires à la remise en état des installations si celles-ci ne sont pas dans l’état prévu au contrat.
Les investissements qui n’auraient pas été réalisés par Veolia en temps utile (conformément au contrat) et qui seraient amortis s’ils l’avaient été ne doivent pas être pris en compte.
C’est bien à tort que le Maire n’a cessé de clamer que la procédure en cours nuisait à l’exécution normale du contrat !La fin du contrat, fixée par le conseil d’Etat en application des lois Sapin et Barnier, doit être réglée de la même façon qu’elle l’aurait été si le contrat s’était achevé en 2032.
Et puisque la municipalité rechigne à le faire, c’est aux Olivétains eux-mêmes de se rassembler et de s’informer et de se faire un avis sur la meilleure suite à donner. Nous pensons, de plus en plus, que la municipalisation du service des Eaux est une option à prendre en considération. Mais c’est par une démarche citoyenne que passe
>la reprise en mains de la réflexion sur l'avenir de ce service public.
Nous vous encourageons à y participer, à créer, si besoin est, une
association citoyenne
pour faire entendre la voix des Olivétains.
Et nous vous suggérons de réserver d’ores et déjà votre soirée du 16 mars,
au cours de laquelle, nous accueillerons Jean-Luc Touly , militant résolu de la cause de l’Eau pour tous et nous présenterons le film
qui propose un regard critique sur le fonctionnement et les méthodes des grands groupes de l’industrie de l’eau.
Water makes money ?
L’eau fait l’argent… l’eau, ça rapporte… l’eau fabrique du fric… Encore une histoire de galette, au fond !
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