3 mars 2009
Conférence.
Ecrit par Blogmaster dans : 01 - INFORMATIONS .
Toujours à la pointe de la mode, nous vous proposons une conférence dont le thème est :
LA CRISE FINANCIERE : ANATOMIE ET CONSEQUENCES
par Jean-Paul POLLIN, Professeur de sciences économiques à l’Université d’Orléans. Président de la « Revue Economique« , il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur l’économie. C’est un expert en économie de renom et de nombreux médias ont fait appel à lui pour commenter la crise financière. Cette conférence aura lieu ( attention, c’est assez nouveau) à
LA MAISON DES ASSOCIATIONS
46ter rue Sainte Catherine à Orléans
Le LUNDI 16 MARS à 20h30.
Nous en profitons pour vous annoncer la projection de PAYSAGES MANUFACTURES le samedi 14 mars Pour ces 2 manifestations, vous pouvez consulter notre blog :
http://apac-cine.blogspot.com/
Nous espérons nous retrouver nombreux après ces congés d’hiver. L’équipe de l’APAC
Un commentaire
Haglund J-C a dit :
Le 4 mars 2009 à 15:27.
La crise, c’est bien d’en parler parce que c’est bien d’essayer de comprendre et de tenter de voir comment faire. Cette crise, elle était à l’arrière-plan de bien des discussions lors du dernier conseil municipal à Olivet, le vendredi 20 février, et en particulier lors du débat d’orientation budgétaire (D.O.B.) et de l’examen de la fiscalité locale. Et l’on voit alors se dessiner des approches bien différentes de la situation! Ainsi, le document de base pour le D.O.B. présente en ces termes la conjoncture :
« Ce début de mandat intervient dans un contexte économique perturbé. La croissance en France, qui va ralentir, est attendue autour de 0%. Le rétablissement de la situation de bilan des systèmes bancares prendra probablement encore du temps.
Les collectivités locales subissent des contraintes économiques et financières importantes dues à l’incertitude des marchés financiers et au retournement du marché de l’immobilier. Elles sont des maillons essentiels de la bonne santé des entreprises, du bâtiment et des travaux publics notamment. Elles doivent poursuivre leur politique d’investissement afin de soutenir par la commande publique les entreprises et leurs salariés. »
Perturbé, le contexte économique? La formule ne manque pas d’air… On croirait entendre le bulletin météo. Alors, cette crise, ce ne serait qu’une averse passagère, une giboulée de mars avant les douceurs d’avril. Là où on a vu se multiplier les bulles qui crèvent, les banques qui tanguent, les bourses qui chutent, les entreprises qui licencient, les ultra-libéraux qui appellent au secours l’état-pompier… pour la majorité olivetaine, il n’y a qu’une « perturbation ». Et, plutôt optimistes, nos analystes locaux tablent sur une croissance nulle, alors que les prévisions tournent autour de -2%. Je l’ai fait observer lors du débat: on verra bien si le budget qui nous sera proposé présentera un tableau plus réaliste de la conjoncture!
Reste aussi à savoir si une collectivité publique a vocation à être le « maillon essentiel de la bonne santé des entreprises » et si le but d’une politique d’investissement est de les soutenir par la commande publique. Pour nous, ceci ne doit pas être un « but », mais cela constitue un « effet ». Pour nous, les investissements communaux doivent d’abord viser la satisfaction des besoins de la population, permettre la modernisation des équipements et atténuer les effets de la crise sur ceux et celles qu’elle touche le plus cruellement. Et tant mieux, bien sûr, si cela contribue à relancer l’activité économique locale et la consommation!
Mais voilà, pour 2009, la majorité élue en 2008, avant même le vote du budget 2009, réserve aux Olivetains une surprise, celle du relèvement des taux des trois taxes communales (Taxe d’Habitation +1.02%, foncier bâti +1.69%et foncier non bâti +4.78%). Comme les bases augment aussi, règlementairement, c’est sur une augmentation globale de 6% que table la municipalité. Et ceci vient s’ajouter à la taxe additionnelle sur la consommation d’électricité votée cet été et à la hausse de 4.5% de la part de l’AgglO. Bref, la ville d’Olivet, faute d’avoir su se doter des implantations industrielles et commerciales qui font, par exemple, la prospérité de Saran, se présente comme une commune pas bien riche mais décidée à taxer davantage les Olivetains.
Cet ajustement de la fiscalité locale, nous ne l’avons pas refusé par principe mais nous avons voté contre (avec l’ensemble des minoritaires) parce qu’il accentue en fait les difficultés auxquelles la crise nous confronte et qu’il s’ajoute à toute une série de charges.
Le 20 mars, nous disposerons du projet de budget sur lequel le Conseil municipal se prononcera le vendredi 27 et nous nous réunirons à plusieurs reprises pour l’étudier et définir notre position. Si cette manière d’aborder concrètement les orientations financières et politiques d’une commune (la vôtre!) en temps de crise vous intéresse, n’hésitez pas à prendre contact avec les élus Poces: c’est aussi une des fonctions de ce blog!
A bientôt,
JCH