LE GAMO, AVEC LES OLIVETAINS, VA-T-IL ENFIN TRIOMPHER DE LA C.G.E. ?
« Je souhaite sincèrement que le GAMO ait raison
dans cette démarche »
(Hugues SAURY,
conseil municipal du 30 juin 2006)
Mais
alors pourquoi s’opposer à l’action du GAMO ?
Hélas la
peur est mauvaise conseillère. Jugez-en plutôt.
La commune d’OLIVET a confié à une société privée, la Compagnie Générale
des Eaux (C.G.E.), le service public de distribution de l’eau potable à
Olivet pour une durée de 99 ans, à compter de 1933 (voir l’historique sur
notre site Internet http://gamo.olivet.site.voila.fr/).
Chacun sait aujourd’hui pourquoi la C.G.E. est si prospère sur le dos des
usagers : des tarifs exorbitants votés par les élus majoritaires pour
une durée non moins exorbitante.
Chacun sait aussi que le GAMO a mené le combat contre la C.G.E., malgré
l’hostilité des majorités municipales successives, et a obtenu que la Cour
Administrative d’Appel (C.A.A.) de Nantes décide de limiter à 20 ans la
durée du contrat avec la C.G.E.
Or que lit-on dans le compte rendu de la réunion du conseil municipal du
30 juin 2006 ?
Que le maire d’Olivet, aux côtés de la C.G.E., a contesté devant le Conseil
d’Etat (1) la décision de la C.A.A. de Nantes de limiter la durée du contrat.
Pourquoi ? Le maire a doublement peur : que la C.G.E. réclame
des indemnités à la commune pour « rupture anticipée du contrat »,
et que les juges qui seraient chargés d’arbitrer ce conflit croient que
la commune approuve cette rupture et la sanctionnent pour cela, alors que
c’est la loi, confirmée par la Cours Administrative d’Appel de Nantes,
qui limite la durée de ce type de contrats à 20 ans.
Bref, la peur de la C.G.E. amène nos élus de la majorité à œuvrer pour
maintenir la C.G.E. en place et lui permettre de continuer son action de
« pompage » du porte-monnaie des Olivetains jusqu’en 2032.
Nul doute que la C.G.E. appréciera.
En sera-t-il de même des Olivetains ?
(1) Le Conseil d’Etat,
juridiction suprême pour ce genre de contentieux, examine le dossier depuis
septembre 2004.

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