Culture, vous avez dit culture ….
Une ville de plus de 20 000 habitants, troisième du département !!
Et oui et la culture ? Où en est-on ?
Certes, l’expression des habitants, leurs désirs de création, d’action trouvent leur
épanouissement dans les nombreuses associations de notre commune : les
arts en tous genres, peintures, sculpture, aquarelle, encadrement, décoration,
activités à l’aiguille, musique chant, danse … et autres beaux-arts sont
fortement représentés dans les propositions actuelles ;
Il est pourtant un volet qui manque à ce foisonnement.
Comment et où peut-on alimenter ces artistes en tous genres ? Où puiser le
ressourcement de l’inspiration ?
Certes, la bibliothèque, les accès à internet peuvent
enrichir les inspirations mais c’est dans les apports des spectacles,
conférences, films, peintures de créateurs
professionnels que ces artistes amateurs peuvent puiser l’essentiel
du renouveau de leurs œuvres.
Et quelles propositions a-t-on à Olivet ?
Au Moulin de la Vapeur (MJC), des points forts sont mis en place :
le Jazz, les lectures mensuelles, les cycles de cinéma, ainsi que des concerts ponctuels et des pièces
de théâtre, répartis dans l’année.
Le festival de Théâtre au jardin, en septembre propose
des spectacles pour tous.
L’école de Musique programme des conférences et des
concerts régulièrement.
Mais, il n’y a pas comme dans certaines communes de l’agglomération, une
troupe attachée à la ville : comme la Tête Noire (Saran), le Clin
d’œil (St Jean de Braye), qui animent les ateliers théâtre, font des créations, assurent aussi un suivi dans les projets
culturels de la cité.
Autres questions : qui décide des expositions à la Salle Desfriches
(l’ancienne chapelle de Ste Marie) ?
Qui choisit les artistes de ce lieu ? Qui peut
postuler pour ces expositions ? La commission Culture ? Les professionnels
de la vie culturelle ??
Qui organise le planning de l‘ancienne bibliothèque (espace Charles Pensée) ? Y a-t-il un projet culturel municipal ? Où peut-on le consulter ?
Qui en a discuté ? Qui a la possibilité d’utiliser la nouvelle salle de théâtre du Poutyl,
si joliment aménagée pour 60 spectateurs ? Et bien plus confortable
que la cave de la cour de la Vapeur et que les salles d’Yvremont ?Tiens, cette salle est de plain-pied, pas de problème
d’accès par un ascenseur souhaité depuis si longtemps comme dans les
salles de réunions du 1er étage d’Yvremont ! (Cf. programme du GAMO
de 1989).
Il est bien vrai que la vie culturelle d’Olivet ne
peut pas faire concurrence à la proposition de la grande ville. Mais ne
pourrait-elle pas trouver une spécificité bien à elle, qui arrive à enrichir les propositions de l’agglomération
et ainsi attirer des spectateurs de toutes les communes environnantes ?
Cela pourrait être, comme la mise en commun des
espaces verts des villes composant l’agglomération : est-ce qu’il ne vient
se promener au bord du Loiret olivetain que des olivetains ? Bien sûr que
non ! Profitons de ces proximités pour enrichir les programmes culturels
des habitants, échangeons nos spectacles, nos spectateurs, définissons des
orientations plus ciblées dans les communes pour satisfaire les spectateurs et
les enrichir par des programmations plus exigeantes ! Alors, on l’écrit ce
programme pour la culture, à Olivet ?
Venez en discuter avec nous !
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Des sans papiers à Olivet ?
Oui, et ils marchent sur
nos trottoirs, font quelques maigres courses et leurs enfants fréquentent nos
écoles et collèges… Notre commune aurait ainsi accueilli une grande part des
« sans papiers » de l’agglomération. Est-ce accueillir que de
décompter sur son territoire des gens casés à l’ex-gendarmerie par mesure
préfectorale, des familles entassées dans des hôtels sans se soucier de ce
qu’ils vivent et vont devenir ?
Quoi qu’on pense des flux migratoires, les faits sont là : par espoir,
par nécessité, ou par illusion, nombre de gens ont pris le chemin de l’exil
et se retrouvent entassés dans tel hôtel ou dans les locaux de l’ex-gendarmerie,
confiés par la préfecture à la Croix Rouge. Les espoirs de régularisation
entretenus par la circulaire Sarkozy de juin dernier ont été déçus par
le traitement bureaucratique et désinvolte des dossiers, en particulier
dans le Loiret. Le maire d’Olivet n’a pas cru bon d’organiser le « parrainage »
d’enfants et de familles mais a prêté une salle et des élus (de la seule
opposition, hélas…) se sont engagés. Des mesures ont assoupli la possibilité
d’accès au centre aéré (mais non la procédure administrative). Une association
comme le Secours populaire s’efforce d’œuvrer à l’alimentation des bébés,
à la fourniture d’équipements et des parents d’élèves se mobilisent pour
aider les copains de classe de leurs enfants. Un mouvement d’émotion et de
solidarité a mené des Olivetains à aider
des familles « sans papiers » résidant dans notre commune. Ce sont souvent
les mêmes qui s’associent pour aider au développement et à la scolarisation
dans les pays d’origine ou pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme
dans certains pays des Balkans, du Caucase, d’Afrique… Ici, trois priorités
s’imposent. L’appui aux demandes de régularisation.
Trêve d’hypocrisie, les « 6924 » régularisations décomptées par le
ministre/candidat Sarkozy ne sont pas les seules recevables. Aurait-on choisi
délibérément de maintenir les refusés dans la marginalité et la tentation des
combines ? Donner des papiers, c’est permettre l’insertion de ceux qui le
souhaitent, leur donner la possibilité d’embauches légales. Cela, des élus de
tout bord l’ont compris.
L’exigence d’hébergements d’urgence dignes
de ce nom. Chaque logement de
l’ancienne gendarmerie est divisé en chambres qui accueillent chacune une
famille, parfois cinq personnes dans une chambre. L’accès à la même cuisine, à
la même salle d’eaux est commun à une vingtaine de personnes. Là où il fallait
encadrer pour aider à l’auto organisation, assurer des permanences d’aide
sociale, scolaire et sanitaire… il n’y a qu’un peu de gardiennage nocturne et
de passages de bénévoles ?
L’attention prioritaire aux enfants.
Certains ont le sourire… Mais pour combien de temps ? Ils lisent
l’angoisse sur le visage des parents, ils vivent dans des chambres encombrées
et surpeuplées, ils ne comprennent pas très bien ce qui leur arrive… Veut-on
qu’ils n’apprennent que la méfiance et la clandestinité ? Veut-on former
les « sauvageons » de demain ? Tant mieux si tel club permet à
l’un de développer ses talents de footballeur (mais comment avoir la licence,
sans papiers ?). Tant mieux si la présence d’un parrain et l’accueil chez
un copain aident à voir que notre pays est aussi celui de la solidarité et de
l’entraide et donc à l’aimer.Humblement,
au niveau local, sans prétendre peser sur l’ordre (ou le désordre) du monde, des
gens agissent : une municipalité le devrait aussi ! |