QUE FAIRE DES EAUX PLUVIALES SUR LE « PLATEAU D'OLIVET ?
Saviez-vous que nous sommes dans une des régions les plus
sèches de France : environ 600 mm en année moyenne ?
D'autre part, nous avons, au sud du Loiret, des sols très perméables et
en général assez profonds. Les travaux entrepris dans la commune ont montré
sur le plateau (Gobergeon, Tram, Espaces verts...) plusieurs coupes verticales
de sols, présentant des matériaux sableux plus ou moins graveleux descendant
en poches dans le calcaire de Beauce et séparés par un liseré sinueux,
brun, de 1 à 3 décimètres. Ce liseré naturel est provoqué par l'infiltration
verticale des eaux acides qui dissolvent le calcaire sous-jacent, avant
de rejoindre le niveau de la Loire à 14 ou 15 m de profondeur. Ce liseré
argileux est très important :
- d'abord, pour les arbres (Cerisiers, Poiriers, Pruniers,
Pommiers...), pourles jardins ornementaux, car il permet de maintenir en profondeur un peude
l'humidité que les racines vont chercher en période sèche, évitant ainsides
arrosages chers et qui seront de plus en plus contingentés
- en outre en traversant le sol, les eaux entraînent
naturellement des produits solubles naturels ou apportés (engrais,
pesticides...). Sans ce liseré argileux, ces éléments viennent polluer la nappe, qui s'étend jusqu'aux captages d'eau potable.
Donc, il ne faut pas décaper ce niveau argileux, protecteur de la nappe et utile à la végétation, mais limiter le creusement des bassins de décantation, et la densité des forages..
La
récupération et l'épandage à la surface du sol des eaux pluviales de toiture ne
peuvent qu'être bénéfiques à la végétation des jardins et à la qualité des eaux
souterraines.

Si le liseré argileux a été détérioré, il est impératif de
poser un filtre, par exemple dans les bassins profonds de décantation.
Les
particuliers éviteront de goudronner et d'imperméabiliser ces sols, pour ne pas
gonfler les eaux de ruissellement vers le Loiret, et augmenter les risques
d'inondation dans le Val.
Par ailleurs, le drainage de ces sols perméables et le creusement de fossés
(toujours à sec), le long de voies nouvelles dans ce secteur, (voir boulevard
Victor Hugo), sont inutiles.
Souvent,
l'erreur est autant écologique qu'économique ; responsabiliser les enfants et
leurs parents vis-à-vis d'un environnement de qualité était l'une de nos
priorités de la dernière campagne.
Michel ISAMBERT (cartographe des sols, INRA en retraite)
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Des thuyas et des bronches
Les allergies respiratoires sont de plus en plus nombreuses.
En Région-Centre, le rapport sur la qualité de l'air (Plan pour la Qualité
de l'Air 2001 de la DRIRE et de LIG'AIR), le confirme.
Les causes reconnues sont souvent dues à la pollution de l'air :
gaz d'échappements, produits chimiques projetés pour les traitements agricoles,
bombes de colle ou de laque...et un agent supplémentaire plus insolite
:
les thuyas.
Pourquoi ces arbustes très courants sont-ils responsables des toux et autres pleurs plus que les autres dans notre région ?
Deux phénomènes notoires :
Les thuyas produisent un pollen très abondant et peu visible puisque les inflorescences sont très peu apparentes.
Les thuyas sont victimes de leur succès auprès des nouveaux propriétaires : (pousse rapide et coût relativement
peu élevé,) leur frondaison persistante isole des voisins surtout dans les
petits lotissements. Certains les mettent même en double de part et d'autre
des grillages, stérilisant par leur acidité le sol sur une double largeur...
et tout cela entraîne une augmentation importante de cette espèce dans
notre région.
De plus, tous les thuyas fleurissent en même temps, à cette augmentation
de pollens, correspond une augmentation significative des allergies respiratoires.
Alors, que faire ?
Une chance tout d'abord ! Actuellement, les thuyas sont malades et dépérissent.
Profitons-en pour les remplacer et plantons des haies variées, mélangeant
harmonieusement feuillus, fruitiers, et persistants aux couleurs et aux floraisons échelonnées pour ne pas renforcer
le pouvoir allergène d'une seule sorte de pollen.
A vos jardins !
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