Le Courrier du GAMO
N° 42/43

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FAUT-IL S'OFFRIR "LE BONHEUR D'OFFRIR" ?
Un projet municipal d'aménagement existe au niveau de la place de la Victoire à l'occasion de la vente du magasin "le Bonheur d'offrir" et de la propriété mitoyenne : l'espace libéré par la démolition de ce groupe de maisons permettrait la création d'une nouvelle voie de circulation joignant la rue Marcel Belot à la rue Paulin Labarre.
Il serait alors possible d'aménager acte circulation en sens "clique autour du triangle des maisons restantes pour accéder à la place de la République.

On ne rase pas gratis !

Pour l'ensemble du projet qui comporterait une piste cyclable et des trottoirs, le montant des dépenses prévues s'élève à 10,7 millions de francs (3,5 pour les achats et 7,2 pour les travaux), ou encore 1,6 million d'euros.
La municipalité d'Olivet compte ainsi améliorer la circulation dans un secteur précis du centre bourg et, en particulier apporter une solution au réel problème des feux de la place de la République. Elle saisit là une opportunité en utilisant, dès-qu'elle le pourra, son droit de préemption. Nous avons assez souvent dénoncé le manque d'esprit et d'à propos des équipes précédentes pour reconnaître ce qu'il y a là de positif. .

Opportunité certes, mais pour quelle finalité ?

Gérer les problèmes de circulation à partir du Bourg est-elle, en l'occurrence la meilleure méthode ?
Que cherche-t-on vraiment avec cet aménagement :

1.  Amener plus de voitures rue Marcel Belot ? La solution très locale qui est retenue engendrerait alors nécessairement d'autres engorgements ailleurs dans le Bourg, en particulier place des Anciens Combattants.
2.  Augmenter la vitesse des voitures en supprimant les obstacles et les contraintes ? On sait que, pour des raisons de sécurité, partout ailleurs on tend au contraire à ralentir les flux, en aménageant des rétrécissements.

3. Faciliter le stationnement ?
Il y a un nombre de places suffisant pour les voitures en centre ville ; exceptés quelques moments d'engorgement comme le vendredi après-midi et les samedis et dimanches matin, entre 9 h et 1 lh 30, et ce pendant la période scolaire uniquement.
On pourrait également faciliter le stationnement de courte durée (10 à 20 minutes par exemple), par rapport au stationnement à la journée.


Aspects positifs
Améliorer la circulation des piétons avec des trottoirs dégagés et permettre une circulation cycliste agréable et sécurisée, sont, à notre avis, les seuls aspects vraiment positifs de l'opération !

Nos propositions
Terminer le boulevard Victor Hugo afin de réduire sensiblement la circulation en transit dans le centre-bourg, et inciter les usagers venant de l'ouest, à contourner le bourg par ce boulevard.

Deux chiffres à méditer :
1.    Coût de l'opération "Bonheur... giratoire" = 10,7 MF
2.    Coût de l'école maternelle des Sablons à st Pryvé = 6,2 MF !

Héritage :
tirons la leçon du passé !

Il faut reconnaître que l'héritage des choix antérieurs est lourd !

Un exemple : la situation de la résidence des Fleurs, qui empêche tout prolongement de la rue des Capucines vers la place de la Victoire, même pour les cyclistes ! Et il suffit  d'observer le plan de la commune pour constater la difficulté de faire communiquer entre-eux, les 3 axes que sont la rue Paulin Labarre, la rue Rodolphe Richard, et la rue Marcel Belot...
Pourquoi avoir pris l'option d'une urbanisation par une succession de culs de sacs et d'impasses, plutôt que par un maillage de rues qui aurait constitué un réseau dense de voies à petit flux circulatoire ?
Tirons au moins la leçon de ces erreurs pour créer de vraies jonctions desservant les quartiers neufs comme le Larry et améliorant les déplacements des cyclistes et des piétons. Imaginons un Centre-Bourg agréable et sécurisé, contourné par les voitures et poids lourds grâce au boulevard, parcouru de venelles éclairées et de trottoirs assez larges pour les poussettes, les enfants tenus à la main, les personnes âgées et les handicapés, dégagés de tout obstacle (jardinières et poteaux) !
Et si les voitures stationnaient comme prévu sur la chaussée et non sur les trottoirs, cela ralentirait naturellement la vitesse des autres véhicules...
Dans l'opération "Au bonheur... giratoire-triangulaire", une oppor­tunité a été saisie. Mais nous ne voyons toujours pas dans quelle conception globale de l'urbanisme et de la circulation à l'échelle de la commune s'inscrit un aménage-ment très local et finalement coûteux par rapport au bénéfice escompté et un budget dans lequel doivent s'inscrire d'autres priorités.


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