Le Courrier du GAMO
N° 51

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EDITORIAL

Olivet n’est pas une bulle !

Tout le monde connaît Célesteville. Oui, la si jolie et tranquille cité modèle qu’administre sagement le roi Babar… Qui ne souhaiterait y vivre ?
            Seulement voilà, cette petite ville n’existe que dans les albums de Jean de Brunhoff ou, en un reflet teinté d’une nuance d’autosatisfaction, dans le bulletin municipal d’Olivet. Pour le GAMO, les enjeux de l’action municipale sont complexes et se situent nécessairement dans la vraie vie, avec ses contraintes et ses enjeux. Aucun dôme de verre, aucune bulle dorée ne maintiendra Olivet à l’écart des réalités de notre époque. Notre ambition est de préparer la commune à se confronter aux problèmes, à en faire avancer la solution et non à les esquiver.
            Ainsi, puisque l’on croule sous les déchets (4 fois plus en 20 ans, selon l’ADEME), que peut-on faire, concrètement à Olivet ? Mieux trier, mieux jeter, soit… On peut d'abord s'interroger sur sa propre façon de consommer et réduire à la base sa production de déchets car, comme chacun sait, les déchets les plus faciles à éliminer ou à recycler sont ceux que l’on n’a pas produits. Mais, en plus des déchetteries, implantons une recyclerie pour restaurer ce qui peut l’être, réapprendre la valeur des choses, relancer le partage et la circulation des biens de consommation et donc créer de l’emploi en désencombrant les bennes !
            Ainsi, puisqu’il s‘agit de concilier développement et durée, sur les bâtiments communaux et les installations collectives, installons des capteurs solaires, économisons davantage sur les dépenses d’énergie et mieux, allons vers la production et l’autosuffisance !
            Ainsi,  puisqu’on sait le danger que fait naître, pour les institutions et les individus, la trop fameuse fracture sociale, orientons la politique du logement dans la commune, vers un réel développement du logement pour tous, prenons le parti d’accueillir une population plus pauvre et plus jeune : en oeuvrant de manière solidaire à l’échelle de l’agglomération, c’est aussi notre commune qu’on développe et vivifie !
            Ainsi, puisqu’on sait que la démocratie participative n’est l’apanage de personne mais une exigence de tous, développons les formes d’élaboration des projets qui intéressent les quartiers au sein des conseils, ouvrons-le davantage à l’ensemble des habitants, évitons d’arriver avec des solutions déjà prédéfinies !
            Ainsi, puisque le développement du temps libre permet de mieux étancher la soif de connaître et de comprendre, de développer le goût pour ce qui se crée aujourd’hui, il faut définir une véritable politique culturelle locale, donner à Olivet une identité qui, dans ce domaine lui fait défaut de façon persistante !
            Ainsi, dans une conjoncture qui sera marquée par des échéances et donc des choix politiques majeurs, lors des présidentielles et des législatives qui suivront, les choix municipaux sont, eux aussi, politiques. La majorité municipale actuelle est celle d’une droite qui n’a jamais affiché ses couleurs mais que traversent des options divergentes et des ambitions personnelles concurrentes. Nous invitons, au GAMO, sans accepter la tutelle d’aucun parti, au rassemblement d’une équipe qui donne aux Olivetains de nouveaux espoirs !
 Nos idées, nous entendons les mettre en œuvre en version originale, en mieux et… en moins cher ! Oui, il peut faire bon vivre dans cette cité…  surtout si on lui donne un peu d’air.
Alors, on reste dans sa bulle… ou, avec le GAMO,  on respire un peu plus fort ?

Au sommaire :

  • L'Editorial
  • Culture, vous avez dit culture… (Page 2)
  • Des sans papiers à Olivet (Page 2)
  • Développement durable. A bas la monoculture (Page3)
  • Le GAMO et la CGE (Page 4).
  • Doit-on tout attendre de la Politique? (Page 4)

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