EDITORIAL
Olivet n’est pas
une bulle !
Tout le monde connaît Célesteville. Oui, la si jolie
et tranquille cité modèle qu’administre sagement le roi Babar… Qui ne
souhaiterait y vivre ?
Seulement voilà, cette petite
ville n’existe que dans les albums de Jean de Brunhoff ou, en un reflet teinté d’une nuance
d’autosatisfaction, dans le bulletin municipal d’Olivet. Pour le GAMO, les
enjeux de l’action municipale sont complexes et se situent nécessairement
dans la vraie vie, avec ses contraintes et ses enjeux. Aucun dôme de verre,
aucune bulle dorée ne maintiendra Olivet à l’écart des réalités de notre
époque. Notre ambition est de préparer la commune à se confronter aux
problèmes, à en faire avancer la solution et non à les esquiver.
Ainsi, puisque l’on croule sous
les déchets (4 fois plus en 20 ans, selon l’ADEME), que peut-on faire,
concrètement à Olivet ? Mieux trier, mieux jeter, soit… On peut d'abord
s'interroger sur sa propre façon de consommer et réduire à la base sa
production de déchets car, comme chacun sait, les déchets les plus faciles à
éliminer ou à recycler sont ceux que l’on n’a pas produits. Mais, en plus des déchetteries, implantons une recyclerie pour
restaurer ce qui peut l’être, réapprendre la valeur des choses, relancer le
partage et la circulation des biens de consommation et donc créer de l’emploi
en désencombrant les bennes !
Ainsi, puisqu’il s‘agit de
concilier développement et durée, sur les bâtiments communaux et les
installations collectives, installons des capteurs solaires, économisons
davantage sur les dépenses d’énergie et mieux, allons vers la production et
l’autosuffisance !
Ainsi, puisqu’on sait le danger que fait naître,
pour les institutions et les individus, la trop fameuse fracture sociale,
orientons la politique du logement dans la commune, vers un réel
développement du logement pour tous, prenons le parti d’accueillir une
population plus pauvre et plus jeune : en oeuvrant de manière solidaire
à l’échelle de l’agglomération, c’est aussi notre commune qu’on développe et
vivifie !
Ainsi, puisqu’on sait que la
démocratie participative n’est l’apanage de personne mais une exigence de
tous, développons les formes d’élaboration des projets qui intéressent les
quartiers au sein des conseils, ouvrons-le davantage à l’ensemble des
habitants, évitons d’arriver avec des solutions déjà prédéfinies !
Ainsi, puisque le développement du
temps libre permet de mieux étancher la soif de connaître et de comprendre,
de développer le goût pour ce qui se crée aujourd’hui, il faut définir une
véritable politique culturelle locale, donner à Olivet une identité qui, dans
ce domaine lui fait défaut de façon persistante !
Ainsi, dans une conjoncture qui
sera marquée par des échéances et donc des choix politiques majeurs, lors des
présidentielles et des législatives qui suivront, les choix municipaux sont,
eux aussi, politiques. La majorité municipale actuelle est celle d’une droite
qui n’a jamais affiché ses couleurs mais que traversent des options
divergentes et des ambitions personnelles concurrentes. Nous invitons, au GAMO,
sans accepter la tutelle d’aucun parti, au rassemblement d’une équipe qui
donne aux Olivetains de nouveaux espoirs !
Nos idées, nous entendons les mettre en
œuvre en version originale, en mieux et… en moins cher ! Oui, il peut
faire bon vivre dans cette cité…
surtout si on lui donne un peu d’air.
Alors, on reste dans sa bulle… ou,
avec le GAMO, on respire un peu plus
fort ?